Que manger en pleine canicule ?

L’eau, les fruits et les légumes restent les denrées les plus saines durant les fortes chaleurs. De bonnes pratiques alimentaires, que complète la connaissance des symptômes provoqués par les coups de chaleur.

Que faut-il manger durant la canicule ? La pastèque est à éviter car c’est un fruit riche en glucose, et le glucose sécrète de l’insuline dans l’organisme, ce qui accentue la soif. Le melon et les fruits rouges comme les framboises ou les myrtilles, moins riches en sucre, sont beaucoup plus indiqués.

Des légumes riches en sodium 

Les légumes sont à privilégier. Certains en particulier, les plus riches en sodium, contribuent à limiter la déshydratation. Le fenouil et le céleri sont ainsi de bons alliés. Les légumes cuits sont par ailleurs conseillés pour faciliter la digestion. 

L’été a débuté il y a moins d’un mois et la France traverse déjà sa deuxième vague de chaleur. Les températures avaient déjà dépassé les 30 °C lundi 11 juillet dans la majeure partie du pays, avec des maximales comprises entre 36 et 38 °C dans le Sud-Ouest. Le mercure devrait continuer à grimper pendant une dizaine de jours, pour dépasser 38 °C voire 40 °C par endroits. Dans ce contexte, les organismes sont mis à rude épreuve. Comment boire, que manger pour se protéger au mieux ? Reporterre fait le point.

Fortes chaleurs, quels sont les risques pour la santé ?
La chaleur peut entraîner des accidents graves et même mortels, comme la déshydratation et le coup de chaleur ». Le coup de chaleur est un risque vital. Il se traduit par une température supérieure à 39 °C, des maux de tête violents, des nausées et des vomissements, voire une perte de connaissance et des convulsions. Pas de tergiversations : il faut appeler le 15.

Ainsi, si vous ressentez une bouffée de chaleur en buvant un verre d’eau, que vous n’êtes pas allé aux toilettes depuis plus de cinq heures, que vos urines sont foncées ou que vous êtes pris de crampes dans les jambes, les bras ou le ventre, vous êtes probablement déshydraté.

Si vous ne buvez pas immédiatement, ces symptômes peuvent dégénérer en soif intense accompagnée d’une sécheresse de la peau et des muqueuses, d’une perte de poids, d’une fatigue extrême, de vertiges et de somnolence, pouvant aller jusqu’à la perte de connaissance et le décès.

Boire, d’accord… mais quoi et comment ?
Le moyen le plus efficace de prévenir déshydratation et coup de chaleur est de boire régulièrement, entre 1,5 et 2 litres par jour, sans attendre d’avoir soif. Si l’eau plate vous rebute, vous pouvez y mettre « du citron bio ou du concombre.

Attention quand même à ne pas boire n’importe comment ni n’importe quoi. Les boissons glacées sont à éviter, car elles forcent le corps à dépenser de l’énergie pour se réchauffer et peuvent provoquer des crampes d’estomac et des troubles intestinaux. Attention aussi aux boissons diurétiques — qui augmentent la production d’urine — comme le thé, le café et l’alcool.

L’Anses recommande par ailleurs de proposer de l’eau toutes les heures à ses jeunes enfants, ainsi que la nuit en cas de réveil. Quant aux personnes âgées, elles devraient boire au minimum huit verres d’eau par jour (800 millilitres), et idéalement jusqu’à treize ou quatorze verres.

Quelle assiette sous le soleil ?

La chaleur vous coupe l’appétit ? C’est normal et plutôt sain, à en croire la Dr Annie Lacuisse-Chabot, endocrino-nutritionniste interrogée par TF1. Il s’agit d’une adaptation du corps qui évite ainsi de se lancer dans d’interminables digestions, sources de pertes énergétiques et d’élévation de la température. À éviter donc, les aliments très gras, frits, consommés en grandes quantités.

Il faut néanmoins continuer à manger suffisamment, varié et équilibré. À inviter sans compter dans ses menus, les fruits et légumes riches en eau, locaux et de saison pour leur aspect écolo : concombre, radis, tomate, courgette, laitue, poivron, melon, pastèque, etc.

Les crudités, en revanche, peuvent entraîner des problèmes de transit chez la plupart des individus. Elle conseille ainsi de manger froids des légumes déjà cuits comme les poivrons et les aubergines — une pratique courante dans les pays du Maghreb — et de ne pas négliger les haricots verts cuits de la plus traditionnelle salade niçoise. Les cuissons sans surveillance sont à privilégier, pour ne pas s’exposer inutilement à la chaleur près d’un four brûlant.


Quand les températures grimpent, les risques d’intoxication alimentaire augmentent aussi. Les salmonelles notamment adorent la chaleur. Il peut donc être judicieux de s’équiper d’une glacière ou d’un sac isotherme garnis de pain de glace quand va faire ses courses et de limiter les temps de transport. Attention aussi aux piques-niques : évitez la mayonnaise, les carpaccios et les recettes et pâtisseries à base de crème qui restent étalés sur l’herbe pendant des heures. Pour les carnistes, le barbecue est également une pratique à haut risque : l’Anses recommande de sortir les viandes au dernier moment, de cuire les saucisses et les viandes hachées à cœur et de ne pas remettre la viande cuite dans le plat où elle a été découpée et transportée crue. Là encore, les restes doivent être remis au frigo au plus tard deux heures après cuisson.

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