Affolés par l’inaction climatique prégnante, les jeunes activistes de Dernière Rénovation ont décidé de rentrer en résistance civile pour faire bouger les choses. Attention à ne pas les regarder avec dédain ou même mépris sous prétexte qu’ils font chier le monde avec leurs actions disruptives. Ces jeunes adultes crient une angoisse sincère et bien réelle, ce qu’on appelle l’éco-anxiété.
ace à la faiblesse de l’action du gouvernement d’Edouard Philippe pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, un millier de scientifiques français appellent à participer à des actions de désobéissance civile organisées par les mouvements écologistes.
C’est un appel inédit que vient de publier le quotidien Le Monde. Un millier de scientifiques français appellent à la désobéissance civile. “C’est un pas supplémentaire que nous franchissons, les appels précédents appelant à une lutte plus intensive contre les émissions de gaz à effet de serre n’ayant pas été entendus” Les signataires ne font pas du “Greta Thurnberg”. Ils ne reprochent pas au gouvernement français de ne pas prendre en compte leurs travaux. Ils soulignent simplement l’urgence des actions à entreprendre pour éviter les conséquences des modes actuels de consommation. « Nous refusons que les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures aient à payer les conséquences de la catastrophe sans précédent que nous sommes en train de préparer et dont les effets se font déjà ressentir. Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel », assène le texte. Signataire de l’appel, Dominique Bourg, philosophe et professeur émérite de l’Université de Lausanne (Suisse) précise : “Nous sortons d’une période où il fallait toujours produire plus. Aujourd’hui, il faut produire moins sous peine de détruire les écosystèmes pour des siècles. Dans cette période transitoire, notre position paraît empreinte de radicalité alors qu’elle n’est que normalité au vu des catastrophes écologiques qui menace l’humanité”.
Qu’on ne s’y trompe pas, ces jeunes adultes pourraient être nos enfants, nos cousins ou nos petits enfants. Ils ne savent plus quoi inventer pour que le monde arrête de regarder ailleurs pendant que notre maison brûle. Alors, ils ont pris l’initiative de passer à l’action, en multipliant les opérations coups de poing à Roland Garros, sur des étapes du Tour de France, devant l’Assemblée Nationale ou encore en bloquant le périphérique.
Le mouvement des Gilet Jaunes est né d’une opposition à une réforme du droit du travail, et en particulier à une augmentation des taxes sur les carburants, mais s’est développé pour revendiquer plus largement la justice sociale et économique. S’organisant via les réseaux sociaux, ces citoyennes et citoyens en colère se sont réunis dans un esprit de solidarité, indépendamment de leurs orientations politiques et de leur statut social. Suite à la suppression de l’ISF (Impôt Sur la Fortune) en 2017, les revendications fiscales des classes moyennes en difficulté ont augmenté, tandis que les populations rurales étaient confrontées à un taux de chômage très élevé, et à un nouveau ralentissement économique. La réduction des services de transport public dans toute la France a laissé une grande partie de la population dépendante de la voiture individuelle, et les populations rurales, y compris celles qui avaient dû fuir la chèreté de la vie des grandes villes, luttaient pour survivre.